Mon oedipe montgolfière
Lundi 10 mai 2010
Les représentations de notre spectacle se sont déroulées à merveille. l’accueil du public a été plus qu’enthousiaste. Après Paris, nous l’avons représenté à Saint-Etienne, comme il se devait. la ville de mon enfance, où famille et amis vivent encore. Ce fut émouvant de présenter là-bas, Mon Oedipe Montgolfière, ce spectacle si intime et nécessaire. Ma mère, star de ces trois soirs, fut particulièrement émue et a été applaudie comme il se doit.

Je pense que je n’en ai pas terminé avec cette pièce. J’ai écrit une version uniquement théâtrale, où tous les personnages existent sur scène. Sans vidéo. Le titre de cette pièce, ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre est : Mère, impair et passe.
Les photos ont été prises par Sophie Naugier

Une comédie génétique de Alberto Lombardo
Scénographie et vidéo : Isabelle Delamare
Mise en scène : Chantal Crochet
Avec Esmeralda Kroy, Serafina Tota et Alberto Lombardo
Durée : 1h10
À partir du 18 décembre 2009
Les vendredis et samedis à 21h
Relâche le 25 décembre 2009, les 1 et 2 janvier 2010
Un fils refuse de reconnaître sa mère et s’en crée une nouvelle à la démesure de son idéal. Il plonge sans garde-fou dans son monde fantasmagorique et s’invente une tout autre existence. Entre la mère réelle et la mère fictive la lutte à la mamelle est ouverte et Alfonso va devoir trouver sa place.
Quand les rêves deviennent dangereux et vous font accéder à un monde que vous ne pouvez maîtriser et vous font revêtir un rôle que vous ne pouvez assumer, le retour à la réalité est vivement conseillé.
Dimanche 25 octobre 2009
Enfin les répétitions de notre nouvelle créations ont débuté. Ou plutôt le tournage. Car cette pièce présentera de nombreux extraits vidéo. L’actrice Esméralda Kroy a bien voulu se préter au jeu et interpréter le rôle de ma mère fictive. Elle donne toute sa grâce, ses charmes et sa maîtrise à cette Signora singulière.

Quant au rôle de ma mère réelle, il est interprété par… Ma propre mère.

Nous sommes allés avec Isabelle la filmer à Saint-Etienne. Et ce fut un grand moment. je ne sais pas encore quel en sera le résultat, mais d’ores et déjà, je peux dire que cette femme, ma mère, a été admirable. Elle m’a tout donné, sans poser de question, sans réticence. Et pourtant ce n’était pas une mince affaire. Beaucoup de texte, de l’improvisation aussi. Tout avec simplicité, générosité et amour. Merci maman.
Mercredi 4 novembre 2009
Les répétitions avec Chantal, la metteuse en scène, se passent à merveille. Tout coule, les idées fusent, nous avons la même conception du travail, c’est si bon.

Chantal et moi, nous sommes rencontrés au conservatoire d’art dramatique de Lyon, il y a un bail. Nous nous sommes liés, aimés, perdus, retrouvés et nous nous aimons encore. La maturité et l’assurance en plus. Je retrouve une femme épanouie, belle, implacable, en un mot formidable.
Vendredi 13 novembre 2009
Toute la partie vidéo est presque terminée. Isabelle travaille comme une chef.
Des heures de montage, de la patience, l’oeil aguerri, ça va être beau.

Décidément j’ai beaucoup de chance d’être entouré de toutes ces femmes exceptionnelles.
Dimanche 25 octobre 2009
Plus que cinq jours avant la première! Je ne réalise toujours pas que nous allons présenter ce beau spectacle. Bien sûr nous aurions aimé davantage de répétitions dans le théâtre. Techniquement ça en vaudrait la peine. Mais c’est ainsi. C’est déjà difficile de trouver un théâtre privé et son directeur qui nous font confiance et dans des conditions financières satisfaisantes. Y aura t-il des spectateurs, des professionnels, ce sont toujours les mêmes questions qui se posent. Mais ça va exister, bordel, et c’est génial, que l’on puisse encore s’exprimer sans censures et comme nous le souhaitons.
Samedi 26 décembre 2009
Les représentations sont commencées et les commentaires des premiers spectateurs:
Mon Œdipe Montgolfière nous emporte, entre deux mères, dans une vague déferlante d’humanité réconciliée.
Marine Martin-Elhinger
Une très belle vision d’un être cher, fantasmé et tellement réel.
Christelle Guyader
Cette pièce est un petit bijou très précieux, un régal !
Philippe Aquilina
Une mise en scène thérapeutique
Bruno Sari
Du désenchantement à la libération, un spectacle émouvant.
Antoine
On se laisse emporter par la vague d’émotion et après on est trop abasourdis pour parler, mais ça se lit dans nos yeux et dans nos rêves de la nuit d’après.
Eva Marie
Lundi 18 janvier 2010
Article paru sur Paristribu.com
Un fils n’accepte pas ses origines et refuse de reconnaître sa mère. Il s’imagine donc une autre vie en opposition avec ses origines paysannes de l’Italie du Sud et s’invente une autre mère.
Ces deux mères apparaissent sur des écrans
La « vraie » lui rappelle qui il est , d’où il vient et la « fictive » l’éloigne de ce monde paysan pour l’emmener dans un monde ou règne l’argent, l’apparence mais aussi la solitude.
Mon Œdipe Montgolfière est une pièce où deux mondes s’opposent le réel et l’imaginaire mais c’est aussi une pièce sur le refus d’accepter son identité.
Mais qui n’a jamais rêvé d’être ailleurs ? Ou de s’inventer une autre famille ?
Alberto Lombardo est excellent dans ce rôle de fils tiraillé entre la fiction et le réel. Il est parfois drôle, parfois émouvant mais d’une sensibilité assez déconcertante.
La mise en scène à mi-chemin entre le théâtre et le cinéma est d’une grande originalité.
Alberto Lombardo est certes physiquement seul sur la scène, mais il y a un grand écran blanc où apparaissent les mères.
Le texte est à la fois poétique et cru. Cette mère qui essaye de ramener son fils ne « tourne pas autour du pot »
Elle peut être blessante dans ces propos avec des mots forts et bruts pour lui rappeler qui il est.
Et nous spectateurs nous nous retrouvons au milieu de ces deux mondes, avec parfois un rire ou un sourire mais aussi avec un petit sentiment de mal être car qui de nous ne s’est jamais imaginé une autre vie ou inventé une autre famille ?
Mon Œdipe Montgolfière peut dérouter certains , mais pour ma part j’ai trouvé cette pièce très intéressante en décalage de ce que l’on peut voir actuellement.
Alors si vous n’avez pas peur d’être surpris ou d’être rattrapé par des « vieux démons » n’hésitez pas à découvrir cette pièce surtout allez y avec la famille, ou des amis car après on a vraiment envie de se mettre autour d’un verre de philosopher et d’en parler jusqu’à tard dans la nuit…
Nathalie
http://www.paristribu.com/culture/zoom.php?idNews=1895